Cette chronique se veut une forme d’éditorial qui exprime certains des points positifs et quelques fois moins positifs de nos réseaux de la santé, par des rencontres et des lectures que je fais dans mon quotidien. Espérons qu’elle vous inspirera à aiguiser votre sens critique et à comprendre que la véritable santé part de nous-mêmes et de nos actions de tous les jours.

Mise en garde du Nénuphar : Les opinions présentées dans ce texte sont le point de vue de l’auteur et dénoncent une situation générale sans viser un établissement en particulier.

L’alimentation des plus vulnérables

Dernièrement, un membre de ma famille a dû se rendre à l’hôpital pour y subir des examens et analyses. Il devait être à jeun depuis la veille, comme c’est souvent le cas. Après ses premiers examens, comme il devait en subir d’autres, on lui dit d’aller manger un petit quelque chose et de revenir un peu plus tard. Il était assez tôt et la cafétéria ne semblait pas ouverte. Il a donc décidé de s’acheter de quoi manger dans une machine distributrice du service. Je vous passe tous les détails, mais le sandwich et autres condiments contenus dans cette machine ne correspondaient pas tout à fait à ce que j’appelle une « alimentation saine ».

S’il y a un endroit dans les pays développés où l’on devrait retrouver la meilleure qualité d’aliments, c’est bien dans un hôpital. Comment peut-on y tolérer la vente de produits qui sont maintenant interdits dans la plupart des écoles. Je pourrais aussi discuter des repas qui sont servis aux personnes hospitalisées pour un long séjour, mais je veux surtout souligner qu’il faudrait vraiment discuter sérieusement du sujet. L’argument des gestionnaires étant toujours le budget, je ne comprends pas comment ils peuvent penser qu’une personne malade récupérera mieux et quittera plus rapidement l’hôpital en mangeant des aliments transformés, bourrés de colorants et d’agents de conservation. Dans certains cas, bien sûr, on calcule le taux de sodium, de gras et de sucre pour respecter les taux quotidiens recommandés, mais que fait-on de la fraîcheur et de la qualité de l’aliment?

La base de la vie est l’alimentation. Pour être en bonne santé, il faut manger de vrais aliments et non pas compter les calories ou le taux de sodium dans une enveloppe de soupe déshydratée. Heureusement, il y a longtemps que je n’ai pas eu à me rendre dans un hôpital, et je croyais naïvement qu’on avait beaucoup amélioré cet aspect, puisque c’est essentiel pour ne pas y demeurer trop longtemps. Selon moi, on n’a plus les moyens de mal nourrir nos malades. Si vous devez y passer quelques jours, n’oubliez surtout pas d’apporter vos vitamines!

J’aimerais, en terminant, vous souhaiter un superbe temps des Fêtes.

Faites-nous part de votre expérience personnelle et témoignez de la qualité des repas en milieu hospitalier.
Les aliments étaient-ils frais? Les plats étaient-ils appétissants? De quand date votre expérience?

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