Cette chronique se veut une forme d’éditorial qui exprime certains des points positifs et quelques fois moins positifs de nos réseaux de la santé, par des rencontres et des lectures que je fais dans mon quotidien. Espérons qu’elle vous inspirera à aiguiser votre sens critique et à comprendre que la véritable santé part de nous-mêmes et de nos actions de tous les jours.

Mise en garde du Nénuphar : Les opinions présentées dans ce texte représentent le point de vue de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue du magazine.

Le changement passera par les nouvelles générations

J’ai reçu pas mal de commentaires sur un éditorial qui portait sur un réseau de santé idéal qui devrait faire intervenir les professionnels du style de vie comme les naturopathes, ostéopathes, herboristes, acupuncteurs, nutritionnistes, chiropraticiens, accompagnateurs, etc. Nous sommes loin de la coupe aux lèvres, mais les commentaires que j’ai reçus me persuadent que les prochaines générations de jeunes professionnels apporteront des changements, car ils sont très conscients de l’échec de nos dirigeants en matière de gestion de nos ressources et de nos impôts. On a élu un jeune premier ministre au Canada, et sa vision ébranle déjà les institutions dirigées par la vieille garde, qui tient à conserver ses pouvoirs et ses idées révolues. J’ai la chance de visiter les écoles qui forment les thérapeutes de demain et je suis fasciné de voir le profil des jeunes qui s’intéressent aux professions dites alternatives ou complémentaires. Ce sont des gens extrêmement curieux et éduqués qui n’acceptent plus les explications obscures d’une thérapie mystérieuse. Ils sont à la fois ouverts et pragmatiques et offriront un professionnalisme indéniable aux gens qui iront les consulter dans les prochaines années.

Le thème du congrès annuel de 2015 de l’Association des naturopathes agréés du Québec portait sur l’épigénétique. C’est toujours autant d’actualité. Je serais curieux de poser la question aux professionnels reconnus,  médecins, infirmiers et pharmaciens, à savoir ce qu’ils pensent de cette science qui fait l’objet de beaucoup de recherches depuis les dernières années. Je suis persuadé que bon nombre d’entre eux ne sont pas encore familiers avec cette science. L’épigénétique décrit l’ensemble des mécanismes moléculaires du génome et de la régulation de l’expression des gènes qui peuvent être influencés par le milieu environnant et l’histoire personnelle, et être potentiellement transmissibles d’une génération à l’autre, sans modification de l’ADN. C’est un concept qui dément en partie la « fatalité » des gènes et qui nous permet de comprendre que l’environnement est responsable en grande partie des problèmes de santé qui nous affectent. Il s’agit de la plus grande révolution de la biologie des douze dernières années, car elle démontre que notre comportement agit sur l’expression de nos gènes. Pour le moment, il s’agit de la science la plus prometteuse en matière de prévention et même de guérison de maladies chroniques. La façon la plus simple de l’utiliser est de modifier nos comportements alimentaires, sociaux et psychologiques, ce que les nouveaux professionnels spécialisés dans l’amélioration des habitudes de vie sauront faire. Ce sont eux qui pourront exercer un impact durable sur la santé des gens.

En ce début d’année, la plupart d’entre nous vont faire de la thérapie épigénétique sans le savoir, en prenant de nouvelles résolutions. Il sera peut-être plus motivant de les tenir en sachant que les bienfaits peuvent être transmis à la prochaine génération…

Je vous souhaite une année 2018 remplie de bons choix.

Avez-vous une opinion sur le sujet? Faites-nous en part et nous l'ajouterons au bas de cette chronique.

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