Le repos du soir

Le soir, après une journée de durs labeurs, les voyageurs choisissent un endroit pour camper. Ils hissent leur canot géant sur le rivage et le posent à l’envers pour couvrir leur matériel durant la nuit.
 
Leurs rations sont dévorées avec un bon appétit : le lard salé, le pemmican, la viande séchée, la graisse d’ours, les biscuits, les fruits séchés et les pois. Parfois, les voyageurs se procurent des sacs de maïs séché des autochtones et utilisent la farine pour se faire des galettes. Quand l’occasion se présente, on chasse le petit gibier comme le lièvre et le castor ou on mange du poisson fraîchement pêché. Et n’oublions surtout pas l’eau-de-vie!

On dort à la belle étoile ou sous la tente.

Si un voyageur se blesse en route et ne peut plus contribuer à transporter la marchandise, ses compagnons le laissent au prochain fort pour, soit récupérer, ou retourner dans l’Est avec le prochain convoi.

Dès l’aube, ces hommes canadiens-français rechargent leurs canots et repartent sur les cours d’eau, pour endurer encore une autre journée de travail ardu.
 

Toute reproduction interdite

Ne manquez pas la sortie à l'automne de la bande dessinée Louis Riel, patriote en couverture rigide.

Chaque mois, l'artiste manitobain Robert Freynet nous offre une illustration au crayon racontant divers aspects de la vie des voyageurs.

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