Blandine Legal Dornez s’est engagée à raconter aux lecteurs du Nénuphar,
ses souvenirs de jeunesse à Sainte-Geneviève, son village natal.

Le mois des cœurs et de l’amour. Comme le 14 était la fête de Saint-Valentin, la sœur cuisinière nous offrait des petits biscuits en forme de cœurs. On fabriquait aussi des cartes de valentins pour chaque élève de notre classe.

Le vendredi, on jouait à une sorte de bingo, mais pas avec des numéros. C’était plutôt des dessins d’objets qui se trouvaient dans l’école ou encore

des photos de personnes fameuses comme on trouvait dans la bible : Noé, Abraham, Adam et Ève, ou encore de Napoléon, Marie-Antoinette, Georges et Cartier, etc. Là encore les prix étaient des images saintes ou du délicieux sucre à la crème. Ces jeux étaient faits par nos maîtresses. Aussi, quand il faisait trop froid, elle nous faisait de la lecture très intéressante. La vie de Katéri Tekakwitha, de Mère d’Youville ou le journal de bord d’Alfred. Nous avions hâte au vendredi suivant. Tout ça bien entendu si nos leçons et devoirs de la semaine étaient terminés.

Les sœurs insistaient aussi pour que nous prenions tous du bon air dehors. On jouait au « drapeau » ou encore on devait courir 20 fois autour de l’école avant d’entrer en classe. Les garçons jouaient à des jeux différents.

Après l’école, ceux qui demeuraient au village restaient pour nettoyer la classe. Balayer, nettoyer les effaces, épousseter, etc. Une fois par mois, on lavait le plancher, les fenêtres et autres. Nous effacions aussi les tableaux sauf au haut où c’était écrit en grosses lettres de couleur « Soyons fiers d’être français. » et « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse. » Deux phrases qui sont encore dans ma mémoire et que je répète souvent à mes enfants.

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