Des voyageurs quittent Lachine, près de Montréal,
au début du 19e siècle.

Amis et parents souhaitent le bon voyage à ces hommes costauds, canadiens-français, qui partent pour plusieurs mois vers l’Ouest. Ils travaillent pour le compte de la Compagnie du Nord-Ouest ou de la Compagnie de la Baie d’Hudson.

On appelle ces voyageurs des « mangeurs de lard ». Ils doivent livrer les marchandises manufacturées des marchands de Montréal : outils, armes, chaudrons, aiguilles, couvertures, vêtements, etc., pour approvisionner les forts des régions de l’intérieur. À ces forts on échange ces biens contre des fourrures qu’apportent les Autochtones.

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Ces gigantesques canots, pouvant transporter un équipage de 14 hommes et deux tonnes de marchandises, se rendront en brigades de 10 canots jusqu’à l’ouest des Grands Lacs. Là, au Fort William, les voyageurs échangeront leurs marchandises contre les fourrures qu’apporte cet autre type de voyageur, cet homme qu’on appelle « hivernant ». Ces hivernants ont passé l’année précédente avec leur femme autochtone et leur famille métisse, à faire la traite des fourrures avec les Premières Nations vivant dans les prairies et les forêts du Nord-Ouest, là où les pelleteries du castor ont le plus de valeur.

L’échange ayant été effectué au Fort William, les mangeurs de lard retournent vers Montréal, leurs canots chargés de fourrures destinés au marché européen. Mission accomplie, ils retournent hiverner chez eux sur les berges du Saint-Laurent, en attendant le printemps.

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Chaque mois, l'artiste manitobain Robert Freynet nous offre une illustration au crayon racontant divers aspects de la vie des voyageurs.

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