Sainte-Anne-des-Chênes, Manitoba

Septembre 2017

Pourquoi les grenouilles?

Il y avait jadis à Paris, sur la rive gauche de la Seine, près de l'endroit où se trouve aujourd'hui le musée d'Orsay, un endroit qu'on appelait « La Grenouillère ». Il portait ce nom parce que c'était un milieu accueillant pour les grenouilles qui y coassaient tout leur content. Les lavandières et les blanchisseuses qui y besognaient parlaient un patois jugé comique par les gens « du beau monde » qui l'appelaient le « langage de la Grenouillère ».  

Vers les années 1790, c'est l'ensemble du peuple de Paris que la noblesse proche de la cour appelle « les grenouilles » et, lorsqu'à la cour de Versailles on veut connaître l'opinion des Parisiens, on dit « Qu'en disent les grenouilles? »

Plus tard, l'endroit deviendra un endroit fréquenté par la petite bourgeoisie parisienne que Monet et Renoir représenteront par les huiles suivantes :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr, la raison « officielle » du sobriquet de frogs (grenouilles) donné par les Anglais aux Français (et qui s'est étendu aux francophones), est bien différente : c'est que les Français se délectent des cuisses de grenouilles. Cette entrée gastronomique au menu des auberges touristiques soulève le cœur des Britanniques qui préféreraient déguster du serpent! 

C'est depuis le lancement du Nénuphar que je voulais vous raconter ceci. Alors voilà! C'est fait!

Bain à la Grenouillère, 1869

Huile sur toile de Claude Monet

La Grenouillère, 1869

Huile sur toile de Pierre-Auguste Renoir

Sources : 

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