Cette chronique se veut une forme d’éditorial qui exprime certains des points positifs et quelques fois moins positifs de nos réseaux de la santé, par des rencontres et des lectures que je fais dans mon quotidien. Espérons qu’elle vous inspirera à aiguiser votre sens critique et à comprendre que la véritable santé part de nous-mêmes et de nos actions de tous les jours.

Mise en garde du Nénuphar : Les opinions présentées dans ce texte représentent le point de vue de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue du magazine.

Éducation et information pour être en santé

Je considère presque équivalent, en ce qui concerne les risques pour la santé, d’être ignorant à propos des principes de base de la physiologie que d’être ultraspécialisé quant à un aspect de celle-ci. Les gens qui se spécialisent dans un domaine de la santé n’ont pas souvent l’occasion d’avoir une vue d’ensemble et traitent surtout des symptômes précis d’une maladie qui n’ont parfois rien à voir avec la cause du problème. Même chose pour les chercheurs qui effectuent des recherches pointues et qui ne peuvent pas déroger de protocoles très rigoureux au risque de ne pas être pris au sérieux ou de ne pas être publiés tout simplement. C’est souvent ces gens qui vous diront que si tel produit ou tel traitement n’a pas fait l’objet d’une étude publiée dans un journal prestigieux, ça ne vaut pas la peine de s’y attarder. Ce sont les mêmes qui nous disent que les recettes de grand-mère n’ont aucune valeur et qu’il s’agit de charlatanisme.

De l’autre côté du spectre, nous avons des gens qui se disent thérapeutes et qui utilisent l’ignorance et la naïveté des patients pour leur proposer des thérapies complètement farfelues qui peuvent aussi poser un risque pour la santé. Dans les deux cas, je crois que nous sommes mal servis. La médecine d’aujourd’hui a fait des progrès gigantesques en médecine d’urgence, mais pour ce qui est des problèmes chroniques, elle s’enfonce totalement dans la surutilisation de médicaments sans arriver à freiner l’augmentation de certaines conditions comme le diabète de type 2, l’obésité, le cancer et les maladies cardiovasculaires.

Devrait-on plutôt voir un guérisseur qui imposera les mains sur nous et nous donnera un collier en bois de je ne sais trop quel arbre? Je pense que le gros bon sens doit toujours avoir préséance, lorsqu’il s’agit de faire des choix pour notre santé. Ce n’est souvent pas noir ou blanc. Même la médecine du 21 ͤ  siècle est loin d’avoir toutes les réponses. La solution que moi j’ai trouvée pour savoir quoi faire et qui consulter, c’est de m’instruire avec un bon sens critique. Il ne faut pas hésiter à aller voir des conférences, à lire ou à poser des questions aux gens autour de nous qui s’y connaissent un peu. Déjà, si l’on avait les connaissances de nos grands-mères et que l’on pouvait prendre en charge les petits maux de tous les jours comme une otite, une grippe ou un mal de ventre avant de se rendre à l’urgence, on aurait beaucoup moins d'inquiétude quant à notre bien-être.

En effet, nos ancêtres savaient très bien ce qui était bon à mettre dans leur assiette et quelles plantes utiliser pour soulager les inconforts. Ils ne se fiaient pas aux études publiées et n’utilisaient pas non plus des techniques de magie blanche pour assurer le confort de leurs proches. Ils mangeaient sainement, avaient une vie active et consultaient le médecin parfois très connaissant des plantes et onguents naturels si cela devenait urgent. Vous me direz qu’ils mouraient plus jeunes à cette époque, mais n’oubliez pas que les antibiotiques et les chirurgies de remplacement d’organes n’existaient pas, sinon ils auraient probablement tous été centenaires.

Avez-vous une opinion sur le sujet? Faites-nous en part et nous l'ajouterons au bas de cette chronique.

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